Bonjour tout le monde,

Puisque notre mobilité autour du monde risque d’être un peu limitée dans les mois, voire les années à venir, Florent et moi avions décidé de faire un dernier voyage à 2. Avec un sens de l’anticipation digne de celui d’une certaine ex-ministre, nous avions opté pour la Syrie... quelques jours avant que la révolution enflamme tout à tour plusieurs pays arabes. Après une surveillance attentive de l’(absence d’)évolution de la situation syrienne, nous avons décidé de partir comme prévu, début mars. Au risque de tuer tout suspense (mais de toute façon, le fait que j’écrive cet article sur le blog est en soi un indice), je tiens à rassurer le lecteur en précisant d’emblée que nous sommes rentrés sains et saufs il y a 2 semaines, juste au moment où ça commençait à chauffer... Ouf !

Mais passons au vif du sujet : notre périple de 2 semaines nous a d’abord fait atterrir à Damas, capitale de la Syrie, dont la vieille ville se laisse agréablement sillonner à pied et permet de découvrir mosquées, palais, souks, caravansérails etc.

Ensuite, direction Palmyre, à l’Est, dans le désert : les ruines de cette ancienne cité dirigée un temps par la fameuse reine Zénobie (comment ça, vous ne la connaissez pas ?) offrent leur plus beau visage lorsque la lumière décline, le soir...

Après quelques haltes sur d’autres sites (les norias de Hama, la cité d’Apamée, la "ville morte" de Sergilla, l’une des toutes premières villes chrétiennes) nous sommes arrivés à Alep, célèbre pour ses savons à l’huile d’olive et de laurier (guérissant soi-disant l’eczéma... il faut voir). Dans cette ville, presque aussi grande que Damas, on croise également mosquées, souks, caravansérails dans la vieille ville, et la citadelle offre une vue d’ensemble sur la ville.

Une excursion aux alentours d’Alep nous a permis de découvrir plusieurs lieux marquants des touts débuts de la chrétienté : monastères, église de Qalb Lozé et surtout le magnifique sanctuaire de St-Siméon dit "le stylite", qui prêchait du haut d’une colonne de 16 m de haut dont il descendait à peine.

Nous sommes ensuite redescendus le long de la côte, pas très belle, il faut dire ce qui est, mais qui est parsemée de châteaux croisés (Marqab et, plus au Sud-Est, le Krak des Chevaliers) et sur laquelle a été trouvé le 1er alphabet du monde (alphabet cunéiforme, sur le site d’Ougarit).

Après une nuit au milieu de nulle part, perchés dans le monastère de Mar Moussa, nous sommes retournés à Damas pour rentrer à Paris.

Beaucoup de vieilles pierres, me direz-vous : c’est vrai, et des belles en plus. Mais le voyage était très agréable aussi (surtout ?) grâce aux Syriens qui viennent facilement aborder les touristes que nous sommes, non pas pour nous demander ou nous vendre quelque chose - comme cela arrive parfois dans certains pays plus touristiques - mais juste pour discuter, nous offrir le thé...

Bref, je ne vous dirais pas de vous y précipiter tout de suite - ce ne serait pas très prudent - mais attendez donc un peu et allez-y !

Pour voir toutes les photos, c’est par ici.


A Damas, un hammam vu de dessus Palmyre Spécialité d'Alep St Siméon Vue du monastère de Mar Moussa