Bonjour à toute la grande famille !

Merci aux premiers pépiteurs de la saison pour leurs belles trouvailles. Nous ne rentrerons pas en France cette année pour Noël car le Canada impose toujours une quatorzaine stricte au retour. C’est donc avec un plaisir particulier (teinté d’un petit pincement de cœur, il faut bien le reconnaître) que je reçois vos pépites, qui font vivre le lien familial.

J’ai eu 40 ans cette année et en guise de consolation, plein de gens m’ont offert plein de livres. Je n’ai pas encore tout lu mais en voici qui m’ont particulièrement plu :

  • Trois chevaux, d’Erri de Luca : Florent m’ayant coupé l’herbe sous le pied, je passe directement au suivant
  • L’aveuglement, de José Saramago : une étrange épidémie s’abat sur la ville et rend les gens aveugles, les uns après les autres. Elle agit comme un révélateur de ce dont l’homme est capable, pour le pire et pour le meilleur.
  • Le mur invisible, de Marlen Haushofer (offert par Marion). À la suite d’une catastrophe dont on ne saura pas grand chose, une femme se retrouve seule dans la nature et organise sa survie. La description de son quotidien ouvre une fenêtre sur ses pensées profondes.

Dans la même veine, Aurélie m’avait offert à Noël dernier, avec un sens de l’à propos tout à fait prémonitoire, Dans la forêt, de Jean Hegland : 2 sœurs survivent seules à la suite d’une catastrophe dont on ne saura pas grand chose non plus.

Dans ces trois œuvres aux faux airs de science-fiction (avec un lien plus ou moins direct avec l’actualité épidémiologique), un certain degré de réalisme qui en dit beaucoup sur l’humain... sur nous, quoi.

Côté film, l’année a été un encéphalogramme plat : pas de cinéma, une offre en ligne bien pauvre (le catalogue de Netflix Canada est affligeant de nullité et nous n’avons pas trouvé d’alternative)... Heureusement, pas plus tard que dimanche dernier, Florent a réussi à se procurer par des moyens détournés Your name, film d’animation japonais. Esthétiquement, c’est un vrai bijou (les décors sont magnifiques) et l’histoire est très chouette (bien qu’un peu alambiquée, temporellement parlant).

Côté musique, peu de découvertes également cette année. Je peux tout de même citer Asgeir, artiste islandais entendu dans une boulangerie toulousaine en allant chercher des croissants cet été (eh oui ! quand on habite à Montréal, ça lui donne un petit goût de madeleine (mais non, pas au croissant, à la musique !)) Je ne suis habituellement pas si fan que ça de ce type de chanteur mélancolique mais, allez savoir pourquoi, celui-ci me touche (un rapport avec les croissants, peut-être ?). Vous pouvez par exemple écouter Pictures ou encore Living Water.

Je vous embrasse tous bien fort et espère vous revoir en 2021 !
Juliette