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Pierre

Bonjour à tous,
Un grand merci aux pépiteurs qui nous font partir ainsi vers des terres inconnues. J’essaie de lire dans l’année les livres conseillés. J’ai donc acheté Indian Creek, par réflexe, mais je me demandais si la sobriété ne voudrait pas que les livres circulent par la Poste plutôt que d’en acheter un par lecteur. Bon, j’entends que je pourrais les emprunter à la bibliothèque. Ben oui, quoi.

Les pépites, ça me rappelle un peu quand on était petit et qu’on attendait avec impatience le journal de Spirou, pour François et le journal de Tintin, pour moi (d’où l’intérêt d’être jumeau) qui arrivaient au courrier le mardi matin.

Je vais probablement aller à contresens du cours de l’eau, mais j’ai regardé avec quelque chose qui ressemble à de l’émotion, peut-être due à quelque chose qui ressemble à la correction d’une injustice, les deux mini séries Bardot et Tapie. D’abord ces deux séries sont de très bonne qualité, les acteurs vraiment excellents et les images de Brigitte Barbot comme celle de Bernard Tapie sont en quelque sorte réhabilitées, à mes yeux du moins.

J’ose à peine proposer le film Women talking  de Sarah Polley (2022), d’après le roman Ce qu’elles disent de Miriam Toews (à voir en VOD). Je n’ai pas vu le film, noté 3,3 sur Allociné ni lu le livre 3,27 sur Babelio, mais le sujet m’intéresse. Ci-dessous le résumé de Babelio :
Entre 2005 et 2009, dans une communauté mennonite isolée de la Bolivie, appelée la colonie du Manitoba, du nom de la province du Canada, de nombreuses filles et femmes, le matin venu, éprouvaient de la difficulté à émerger du sommeil. On les avait agressées durant la nuit, et leur corps meurtri saignait. Il s’est avéré que huit hommes de la colonie s’étaient servis d’un anesthésiant vétérinaire pour plonger leurs victimes dans l’inconscience et les violer. Ce qu’elles disent est à la fois une réaction à ces faits vécus, exprimée par le truchement de la fiction, et un acte d’imagination féminine.
Dès le petit matin, huit femmes – des grand-mères, des mères et des filles appartenant à la même communauté – gravissent l’échelle qui mène au grenier de la grange. Leurs voix s’élèvent, d’abord hésitantes, puis avec force. Elles se consolent, se taquinent, se font des remontrances, racontent ou discutent tout simplement les unes avec les autres. Peu à peu, nous arrivons à comprendre pourquoi elles se sont rassemblées là. Elles ont quarante-huit heures devant elles pour arriver à une décision qui changera à tout jamais leur vie et celle de leurs enfants. Et c’est à un homme, l’instituteur August Epp, que revient la tâche de consigner les conversations de ces femmes analphabètes.
Tour à tour acerbes, drôles et sages, les paroles de ces femmes meurtries oscillent perpétuellement entre la colère et la compassion. Avec ce huis clos, Miriam Toews nous fait toucher quelques vérités essentielles sur l’amour, le couple, les rapports de force qui y règnent et sur la seule manière d’y échapper : la solidarité.

Enfin, c’est mon obsession du moment, l’IA. Je vous donne le lien d’un rapport de 166 pages paru en juin 2023, dont je vais demander un résumé à ChaGPT. ;-)

Bonne suite de pépites
Je vous embrasse
Oncle Pierre