Pour Jonathan et moi, la rentrée a été (et est toujours) assez mouvementée !
Rappel des faits : mi-juin, nous visitons un appartement bien séduisant : bien placé, avec un jardin, deux grandes pièces, une cuisine équipée... et... en travaux ! La perspective d’avoir un appart tout beau tout neuf nous alléchait donc !
La date d’emménagement est fixée au 1er aout, date à laquelle les travaux devaient se terminer. Mi-juillet, le propriétaire, un peu à la bourre, repousse l’emménagement à fin aout, à notre retour de vacances. Les bagages faits, on met notre vie dans les cartons, prêts à les déplacer dans notre nouvelle demeure dès notre retour...

S’en suit une suite de déceptions et de déconvenues : à chaque appel à notre propriétaire survient une mauvaise nouvelle : le plombier lui pose des lapins, l’électricien traine la patte (pourquoi pas casto est en rupture de stock tant qu’on y est ??)... Il repousse donc à la semaine du 8 septembre, puis encore à la semaine du 15, et le week-end du 13-14, on fixe tant bien que mal une date pour l’état des lieux et l’emménagement. Le propriétaire nous prévient (et là, je cite) : "Il est tout à fait vivable, il y a l’eau et l’électricité, mais il reste quelques finitions, juste des touches d’enduit et ça sera prêt".
Nous pas peur, nous plein d’espoir, on re-cartonne (ben oui, il avait bien fallu tout ressortir pour vivre les 3 semaines d’attente !!), et le mercredi, tous les copains avaient fait chauffer les muscles des avant bras, prêts à nous aider à nous installer dans notre nouveau chez-nous !
Arrivés sur place, on constate le manque cruel d’un mot en langue française qui mêlerait tristesse, déception, colère, indignation, le tout couronné de "les bras m’en tombent" ! (vous auriez une idée ??)

Liste non exhaustive : pas de lumière dans l’escalier, pas de poignée aux portes (qui d’ailleurs n’étaient pas dans leurs gonds), pas de verrous à la porte d’entrée (!!), aucune 2ème couche sur les murs, fils électriques apparents, pas de VMC dans la salle de bains sans fenêtre, outils et accessoires de chantier jonchant le sol poussiéreux, on devine même une litière pour chat et un matelas d’appoint. C’est donc ce qu’on appelle communément un appartement prêt à être habité, n’est-ce pas ???

Je vous passe ma crise de larmes, la discussion difficile avec le propriétaire (qui, soit dit en passant, ne s’est pas excusé une seule fois), les multiples questionnements qui ont suivi cette soirée ("Qu’est-ce qu’on fait maintenant ???")...
Nous avons finalement décidé de laisser cet appartement, et donc d’en rechercher un autre... Nous revoilà donc dans la course aux apparts, dans une période franchement pas propice.

Malgré ça, le moral est bon !!! Vous le constatez avec la longueur et la précision de ce billet, la colère est encore bien présente, mais on s’est remis !
Jonathan a déposé ses affaires chez moi (merci papa merci maman), on commence donc notre vie à deux, pas tout à fait là où c’était prévu, mais c’est chouette !

A bientôt donc, pour, je l’espère, l’annonce d’une trouvaille fabuleuse, et sans vice caché !